KNIEJA WOOD

du made in france authentique et fait avec amour

Des ustensiles authentiques, faits à la main et plein d'amour. Knieja Wood c'est une belle histoire avec la nature. Derrière cette marque, il y a une personne très engagée. En lui faisant cette interview, j'ai ressenti l’amour d’une famille et de ses traditions. Je vous laisse découvrir ... 

 

Que veut dire le nom de ta marque ? 

KNIEJA signifie « petite forêt » en polonais et WOOD pour la matière du bois, en anglais 

C’est un clin d’oeil à mes origines, car mes grands-parents étaient polonais. Mon grand-père aimait beaucoup les forêts.

artisanat francais

Quel est ton parcours ? 

Pas du tout linéaire ! Une fois mon bac littéraire en poche, je suis partie à Reims. J’ai eu plusieurs diplômes différents (patrimoine, pilotage de projet et master en comm et pub), pour finir à Paris dans la comm et la publicité. Ensuite j’ai enchaîné directement comme attachée de presse et chargée de comm pour des créateurs. 

C’est en parallèle de ce premier travail que j’ai commencé à travailler le bois. 

J’ai grandit à la campagne. Mon père m’a beaucoup appris par rapport au bois et aux arbres. Il travaille dans la viticulture mais il y a une tradition dans ma famille où tous les hommes sont bûcherons. Et c'est une tradition très importante !

Quand j’ai quitté ma boîte, je me suis posée de nombreuses questions. Je savais que je n’étais pas trop à ma place dans ce métier, malgré mes nombreuses années d’étude. Il y avait aussi l’inquiétude de la famille et des proches à gérer. 

Finalement je me suis lancée dans la création de mon entreprise et en 2014, j’ai mis toute mon énergie dans Knieja Wood. Je ne regrette pas du tout ! Et quelque part, tout ce que j’ai pu apprendre dans mes études m’est utile aujourd’hui.

Crédit photo : Jean-Christophe Torres

Crédit photo : Jean-Christophe Torres

Où as-tu grandi ? 

Dans le sud de l’Aisne, dans un petit village de trois cents habitants. Ma famille est là-bas et moi je suis toujours sur Paris. Par contre c’est sûr que je ne vieillirai pas ici ! J’ai vraiment vécu avec le contact de la nature et j’ai ce besoin de voir l’horizon, sentir l’air et voir les arbres. 

Vas-tu chercher ton bois là-bas ? 

Complètement ! Le bois que j’utilise pour mes créations provient exclusivement de la région où j’ai grandi. C’est super important pour moi d’un point de vue écologique de mettre en avant et en valeur ces arbres qui poussent localement et qui sont parfois un peu méconnus. 

Les gens sont parfois étonnés de voir les différentes nuances, couleurs, et essences d’arbres. 

Et comment choisis-tu l’arbre ? 

Je ne fais jamais couper d’arbres. Pour moi c'est primordial d’être responsable par rapport à mon approvisionnement. Ce sont des arbres qui ont déjà été coupés et qui vont dans la grande majorité des cas, être transformés en bois de chauffe. 

Ce volet de mon travail est très important, car je n’ai aucun intermédiaire. Je gère vraiment tout le cycle de fabrication de mes pièces de A à Z.

Crédit photo : Jean-Christophe Torres

Crédit photo : Jean-Christophe Torres

Comment se passe une création chez toi ? 

Elle débute dans la forêt, quand je vais chercher un arbre déjà coupé. Le bois est scié et séché naturellement, pas en étuve. Une fois que le bois est sec, cela prend au minimum deux ans. En ce moment, j’ai cinq arbres qui m’attendent et que je ne pourrai utiliser qu’en 2020 ou 2021 ! Je réalise un vrai séchage naturel à l’ancienne. 

Ensuite je scie le bois pour le ramener à Paris. 

Toute cette première partie est la plus grosse étape de mon travail. Mon père et mon copain m’aident beaucoup. 

Une fois arrivée à Paris, je ramène du bois pour un mois de travail. Puis c’est le moment de la création. Certaines pièces de bois sont destinées aux ustensiles, d’autres à la fabrication de planches. C’est la matière de l’arbre qui va m’inspirer et me guider dans la création d’un pièce. 

Comme chaque arbre est unique, chacune de mes pièces le sera. Il n’y en aura jamais deux identiques, même si je travaille aussi sur des commandes précises.  

Tu sculptes très bien, c’est ton père qui t’a appris ? 

Oui, un peu ! Mais quand je me suis reconvertie, je suis allée à l’école Boule pour avoir le savoir-faire de l’ébénisterie. J’ai appris beaucoup de bases mais je me suis aussi beaucoup entraînée et j’ai créé mon chemin à moi. 

Crédit photo : Jean-Christophe Torres

Crédit photo : Jean-Christophe Torres

Y a-t-il un arbre que tu préfères travailler et certains que tu évites ? 

Chaque essence a sa personnalité et j’essaye de toutes les mettre en avant. Il y en a certaines qui sont moins nobles mais moi j’aime que tout soit sur le même pied d’égalité. Parfois, au sein d’une même essence, le veinage et la couleur peuvent être différents. C’est ça qui est beau avec le bois. Il y a vraiment une identité propre à chaque pièce de bois que je travaille.  

Combien d’heures de travail cela te prend en moyenne ? 

Que ce soit pour une cuillère ou pour une planche, j'y passe plusieurs heures. Ce qui est le plus minutieux et le plus petit prend le plus de temps. 

Mes pièces sont soit huilées, soit cirées. J’essaye vraiment d’être cohérente. La cire que je fabrique moi-même est cent pour cent naturelle et faite à l’atelier. Les huiles aussi sont naturelles. J’envoie mes créations dans un emballage fait de papier recyclé.

Tu fais des ateliers depuis peu, c’est une très bonne idée ! Qu’est-ce qu’on y fait exactement ? 

Oui ! C’est une initiation où l’on apprend la fabrication d'une planche à découper ou bien comment sculpter une cuillère. J’apprends aux personnes à utiliser les outils. Je leur montre les bons gestes et comment on travaille le bois à la main. Ils se mettent au travail et à la fin ils repartent avec leur pièce. L’atelier dure trois heures trente. Je leur donne la base et ils la sculptent. Peu importe le niveau, tout le monde peut participer, même si le participant n’a aucune connaissance dans la sculpture. C’est ça qui est chouette. C’est aussi un moment où je partage mes connaissances. Je suis une grande amoureuse des arbres donc je partage des choses.

Jusqu’à présent la majorité des personnes qui sont venues ne travaillent pas avec leurs mains et ça leur donne une bouffée d’air. 

Les personnes aussi se rendent compte du travail que les artisans font.

artisanat francais

Quels sont tes projets ? 

Avant la fin de l’année il y aura sûrement ma première pièce de mobilier. C’est un peu un scoop ! Ce sera une table à manger. Le temps passe vite mais j’aimerais bien réussir à concrétiser ce projet pour la fin de l’année. 

Un autre projet qui me tient très à cœur et qui verra le jour à l’automne : la plantation d’arbres sur des parcelles meurtries. Il y a des parcelles de bois qui sont malmenées. Ce projet c’est un peu mon nouveau petit bébé. Ça me tient vraiment à cœur de replanter des arbres pour redonner plus de vie.  

Ton univers tourne beaucoup autour de la cuisine. 

Mon père m’a transmis son amour du bois et des arbres. Ma mère m’a transmis son amour de la cuisine. J’adore cuisiner et m’entourer de beaux objets pour cuisiner. Des ustensiles authentiques, fabriqués à la main. Ça fait un peu partie d’une sorte de rituel. Avec mes pièces, j’ai envie de faire rentrer un petit bout de nature dans les intérieurs et de faire rentrer le bois au quotidien. Ce qu’on fait au quotidien dans le monde, c’est manger ! C’est plus qu’une activité, c’est un besoin. Mes pièces répondent à un besoin. 

artisanat francais made in france

Y a-t-il un message que tu cherches à faire passer en tant qu’artisan ? 

Oui tout à fait. J’aimerais faire passer le message que l’on fasse tous attention à la nature, aux arbres. J’essaye de sensibiliser au fait de regarder au plus proche de soi plutôt que d’aller chercher très loin. Au final, on a tout ce dont on a besoin autour de nous. Même en dehors du bois. 

As-tu un secret à partager avec nous ? 

Ça va paraître un peu bizarre… Quand je travaille, je travaille toujours dans le silence. C’est presque un instant de méditation. J’accepte les visiteurs quand même mais c’est un travail solitaire. J’aime ce silence. Je rentre dans une sorte de bulle de silence, et je ne pense à rien d’autre qu’à la pièce et au geste. 

Merci beaucoup Morgane ! 

 

Je me suis confessée auprès de Morgane, ma planche à découper vient de chez Ikéa ! Mais c'est vrai qu'on ne sait pas d'où vient le bois et surtout elles gondolent très rapidement. Chez Knieja Wood, chaque planche est faite d’une seule pièce de bois. Le coût est plus élevé, mais c’est une pièce durable, faite avec beaucoup d'amour et qui donne un second souffle à la nature. 

A bientôt ! 

Giulia 

 

Retrouvez ses créations sur notre eshop.

artisanat francais made in france
artisanat francais made in france
artisanat francais made in france